La lutte contre les changements climatiques et l’assurance d’une transition juste aux travailleurs et travailleuses et aux communautés exigent que le gouvernement du Canada procède à d’audacieux investissements dans trois principaux domaines de l’économie.

Transports publics et autres :

Les transports comptent pour le quart des émissions de carbone du Canada. Puisque plus de 80 % des membres de la population canadienne vivent dans des agglomérations urbaines, des transports en commun rapides et fiables, des véhicules à émission zéro et des options de transport actif et partagé sont judicieux. Certaines recherches portent à croire que l’investissement dans le transport durable, y compris le transport en commun, le transport actif et l’électrification de la plupart des véhicules, permettrait de créer un nombre d’emplois pouvant atteindre 1,2 million d’ici une décennie au Canada.

Il s’agirait notamment d’emplois dans la fabrication (le Canada est un important producteur et exportateur d’équipements de transport en commun), la construction, l’exploitation de transport en commun, la gestion de parcs de véhicules virant à l’électrique et bien d’autres secteurs. De plus, l’investissement dans le transport en commun stimule la croissance de l’emploi dans nos quartiers en permettant à un plus grand nombre de personnes d’atteindre les commerces, les restaurants et les lieux de divertissement locaux.

Habitations et bâtiments verts :

Le Canada comprend plus de 15 millions d’immeubles résidentiels et plus de 480 000 immeubles commerciaux et institutionnels abritant des bureaux, des commerces de détail et des entrepôts. Les habitations et autres bâtiments du Canada causent 18 % des émissions nationales de GES, notamment par leur chauffage, le chauffage de l’eau, leur refroidissement, leur éclairage et le fonctionnement de leurs appareils.

L’augmentation de l’investissement dans les bâtiments verts et l’accélération des rénovations à grande échelle pourraient créer plus d’un million de bons emplois contribuant au maintien des communautés au Canada au cours de la prochaine décennie en même temps qu’elles réduiraient les coûts de l’énergie pour les résidentes et résidents et les municipalités.

Matériaux de construction verts et infrastructures vertes :

Il y a des matériaux de construction tels que l’aluminium, le ciment, l’acier et le bois dans presque tout ce que nous bâtissons. Le Canada a un avantage exceptionnel quant au profil des émissions de ces matériaux. En grande partie grâce à notre réseau électrique propre (dont 82 % ne produisent pas d’émissions à l’heure actuelle), les biens produits ici ont souvent une empreinte carbonique plus faible que ceux qui sont produits ailleurs.

La modification de notre attitude à l’égard de l’infrastructure publique peut donner des possibilités de réduction des GES et aider les fabricants canadiens. Le Canada devrait suivre l’exemple donné par l’Europe et d’autres partenaires commerciaux en examinant des mécanismes d’ajustement de carbone aux frontières pour mettre les concurrents commerciaux sur un pied d’égalité et récompenser les leaders dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques.

Moderniser et connecter le réseau électrique :

Bien que les émissions du secteur de la production d’électricité du Canada aient diminué de 52 % de 2005 à 2020, l’accès à de l’énergie ne causant que peu d’émissions, sinon aucune, varie selon la région. L’investissement dans la modernisation et la connexion du réseau électrique du Canada pourraient réduire les émissions encore davantage en même temps qu’il améliorerait l’accès à une énergie stable et non polluante dans toutes les régions et les communautés, y compris celles du Nord et les collectivités isolées. À mesure que le Canada continue à décarboniser son secteur de l’électricité, il sera d’une importance cruciale d’assurer de solides soutiens aux travailleurs et travailleuses et aux collectivités affectés.

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